La recherche fondamentale sur le front des maladies du vieillissement © Getty Images

La recherche fondamentale sur le front des maladies du vieillissement

21 septembre 2018

Les affections liées à l’âge font aujourd’hui l’objet d’approches novatrices et porteuses d’espoir. L’enjeu : accroître notre connaissance du vivant pour faire avancer la science au bénéfice de la santé de nos aînés.


Formuler des hypothèses, explorer des pistes, expérimenter encore et toujours, pour faire progresser notre compréhension des phénomènes biologiques : telle est la finalité de la recherche fondamentale. En sciences de la vie et de la santé, cette discipline consiste notamment à décrypter le fonctionnement de l’organisme humain et des entités avec lesquelles celui-ci interagit. Par nature désintéressée, car imprévisible en termes de résultats et excluant toute idée de rentabilité, elle est généralement l’oeuvre de laboratoires universitaires publics. 
Avant tout source de savoir, cette activité exploratoire est essentielle, car elle nourrit la recherche appliquée(1) et oriente celle-ci dans la mise au point de molécules susceptibles d’agir contre une pathologie spécifique. Elle constitue dès lors le premier maillon dans la chaîne de l’élaboration d’un nouveau traitement. Des avancées significatives – telles que l’immunothérapie – ont ainsi vu le jour grâce aux découvertes issues de la recherche fondamentale. Aujourd’hui, c’est à l’un des défis majeurs du XXIe siècle que des chercheurs consacrent leurs travaux : les maladies liées à la vieillesse. 


Des nanotechnologies pour réparer le cerveau

Ainsi, à Grenoble, au coeur d’un campus scientifique de renommée mondiale, Clinatec, centre de recherche biomédicale Edmond J. Safra, s’attache depuis 2011 à mettre au point une thérapie curative de la maladie de Parkinson faisant appel aux nanotechnologies. Deuxième cause de handicap moteur en France avec 200 000 malades(2), ce syndrome, qui se déclare le plus souvent vers 60 ans, est caractérisé par la destruction des neurones impliqués dans le contrôle des mouvements du corps. Aucun traitement n’a été développé à ce jour. 
Dans les laboratoires de Clinatec, les équipes rattachées au projet Near Infra Red (NIR) étudient l’action protectrice – voire réparatrice – de la lumière infrarouge sur les neurones endommagés. Révolutionnaire, le procédé repose sur l’implantation, à l’intérieur du cerveau, de fibres optiques illuminant la zone altérée. En cas de succès, ce dispositif pourrait mettre fin non seulement aux symptômes, mais également à l’évolution de la maladie. Les premiers essais cliniques sur des patients volontaires sont prévus jusqu’en 2020. 

 

« Faire émerger aujourd’hui des réponses nouvelles au déclin physique et cognitif, et inventer ainsi la médecine de demain. »



Percer le mystère de la DMLA 

À Poitiers, c’est un autre enjeu de santé publique qui mobilise le service d’ophtalmologie du centre hospitalier universitaire (CHU). La dégénérescence maculaire liée à l’âge, ou DMLA, est la première cause de malvoyance en France chez les plus de 50 ans. Touchant plus d’un million d’individus(3), cette affection de la rétine entraîne une perte progressive de la vision centrale. Portés par Aliénor, le fonds de dotation du CHU, d’ambitieux travaux de recherche sont actuellement menés sur des cellules souches embryonnaires. Objectif : mieux cerner les mécanismes concourant au développement de la pathologie, pour parvenir à une solution thérapeutique d’ici 5 ans. 

Acteur engagé de longue date en faveur du bien-vieillir, AG2R LA MONDIALE apporte son soutien à ces 2 projets de recherche à visée opérationnelle. Le Groupe est également partenaire de la Fondation pour la recherche sur Alzheimer qui, chaque année, partage avec le grand public les dernières données scientifiques et thérapeutiques sur la maladie. De quoi faire naître de grands espoirs chez les milliers de sujets âgés qui perdent chaque jour un peu plus de leurs facultés motrices ou cognitives. Un engagement éminemment sociétal, car, au-delà des promesses de guérison qu’ils suscitent à court terme, c’est bien de la préservation de l’autonomie et de la qualité de vie des prochaines générations dont il est question.

 

(1) La recherche appliquée consiste en des travaux dirigés vers un but ou un objectif pratique déterminé, à la différence de la recherche fondamentale. 
(2) Association France Parkinson. 
(3) Association DMLA.

 

En savoir plus

Clinatec : www.clinatec.fr 
Fonds Aliénor : www.fonds-alienor.fr 

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